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Je déménage

Retrouvez-moi désormais sur : www.camillebenitah.blogspot.com

Et la Russie vint à moi

Mission du jour : Salon Maison & Objet // Jour de super grève 

9h30 : Ouverture. Je suis déjà là. Je suis déjà fatiguée. J’ai presque déjà mal aux pieds. La journée s’annonce mal.

Première heure : Des merveilles dans tous les coins et recoins. J’ai envie de refaire toute la déco de mon humble demeure, d’acquérir des milliards de choses inutiles mais incroyables.

Deuxième heure : Des merveilles de moins en moins merveilleuses. Des pochettes, des sacs, des boites. Puis des pochettes, des sacs et des boites. Partout. Tout nous dit “Love” et “Peace”. Overdose de têtes de mort, de pois et d’imprimés en tout genre. Je suis lasse. Mon estomac crie famine (déjà). Mes pieds supplient pour des baskets Isabel Marant. Je résiste of course.

Troisième heure : Au bord de la depression, je peine même à sortir mon téléphone tout sonnant qu’il était. Ma petite mère. Elle me dit qu’elle a trouvé un stand russe qui vend des chapkas à voir “abso-lu-ment”. Je dis que non, qu’elle est à l’autre bout du hall et que je n’ai vraiment pas la tête à la chapka. Elle insiste, c’est la trouvaille du siècle. Il faut que je vienne “abso-lu-ment” tout de suite avant qu’elles ne soient toutes vendues. Flanquée de ma boss, je consens à trainer mes Dr Martens jusqu’à ce stand des merveilles. Toute la Russie à portée de main, l’improbable à son comble. Je ne vais même pas chercher les mots pour vous le décrire, ce serait insuffisant.

Allons donc à l’essentiel : la chapka. Ca me fait d’abord penser à Marius dans Les Bronzés. Horreur. J’abandonne. Puis je mets l’objet en question sur ma tête et là je suis partagée. Ma boss me dit qu’elle a la même et qu’elle la met pour aller au ski. Ouais bon. Ma mère me dit qu’elle est magnifique, qu’il me (nous) la faut “abso-lu-ment”, qu’elle me va trop bien, qu’on la prend tout de suite. J’avoue que je suis alors complètement séduite par l’incroyable douceur-chaleur de la chose et surtout par son irréfutable potentiel “classe”. Je repars avec. Les oreilles au chaud. Espoir secret que la température chute de quelques dizaines de degrés, juste pour 5 minutes, juste pour voir ce que ça fait. Je me dis que c’est si doux que j’ai envie de dormir avec. Je me dis qu’il n’est que 12h et que la journée est si encore longue. Mais j’ai ma chapka avec moi. Plus rien ne peut m’arriver.

Le jour où Isabel m’a presque (re)donné envie de porter des baskets

Blog de Garance Doré, début août 2010 : première fois que je vois ces espèces de baskets bizarres. Je trouve alors que c’est immondissime, je me dis que Garance me déçoit sur ce coup-là et reste convaincue que je ne remettrai pas ne serait-ce qu’un orteil dans des baskets de sitôt.

J’aperçois ensuite ces espèces de baskets bizarres dans toute la presse mode féminine et me dis qu’Isabel a bien du envoyer des centaines de paires aux journalistes pour qu’elles concèdent à les faire figurer dans leurs magazines. Tout s’achète de nos jours.

Aujourd’hui même, fin de matinée : alors que je me balade nonchalamment dans les allées du salon Who’s Next, arrivée au stand Petit Bateau, petite conversation avec les responsables du stand (oui oui mes collègues), et là arrêt net sur les incroyables espèces de baskets bizarres que porte mon interlocutrice.

(Pardonnez la qualité de la photo, l’écran de mon IPhone est littéralement brisé en 12 000 petits morceaux. Certains sont même amovibles. La classe.)

Je veux ces baskets. Là, tout de suite. Je suis presque prête à lui racheter à n’importe quel prix. Plus rien d’autre ne compte. Mes yeux restent figés sur ses pieds. Ça la fout mal. Elle me parle. Je me concentre. Je me résonne. Je quitte le stand, question de survie.

Je continue mon tour du salon. Je ne pense qu’à ces baskets. Je ne fais que regarder les pieds des gens. Et, comme un signe, je ne vois que des baskets Isabel Marant. Partout. Sur toutes les filles qui passent. Je vous jure. Ce n’est pas mon esprit qui me joue des tours. Autant vous dire que c’est exactement ce qui me fallait pour me décourager de les acheter. Aucun intérêt à avoir ces espèces de baskets bizarres puisque tout le monde les a. Elles ne sont vraiment plus si incroyables finalement. La première impression est toujours la meilleure. Voilà.

Maje-stueux

Nouvelle égérie + Nouveau site = Une rentrée pleine de jolies surprises pour Maje

Vanessa Traina a été choisie pour incarner la nouvelle image de Maje. Égérie et muse. Un très bon choix il me semble lorsque l’on sait que cette jeune femme au teint diaphane est incontestablement une icône mode en devenir.

Une vraie présence et un look rock-chic pointu (+ accessoirement un physique de mannequin !) pour une campagne en toute simplicité. Elle colle parfaitement à l’univers élégant et moderne de la marque. Et le site Maje nous apprend même que Vanessa est loin d’être une it-girl inutile. Que demander de plus ?!

NB : Making-of de la campagne à voir absolument sur le site

 

Transition oblige : Nouveau site pour une nouvelle vie. Véritable plateforme de marque, le nouveau site traduit parfaitement l’identité et les valeurs chères à Maje : féminité, sobriété, authenticité, élégance.

Je ne suis par contre pas très fan des mannequins choisies pour porter la collection mais j’aime le fait qu’elles aient de vraies attitudes. Elles donnent littéralement vie aux vêtements. Et je trouve ça plutôt cool. Affaire à suivre.

Je vous en parlais, la voici : Act Da Fool, Harmony Korine pour Proenza Schouler

Je reste perplexe. Et le mot est faible. Pour être tout à fait honnête, je n’ai même pas vu cette vidéo en entier. Je ne dois pas être assez sensible à ce genre de chose. Donner mon avis serait alors malvenu, mais je serais curieuse de connaître le vôtre…

Sans vouloir vous influencer le moins du monde, je vous rapporte juste les paroles du réalisateur : 

What about Proenza Schouler’s fall collection inspired “Act Da Fool”?
H.K. : The patterns and paint drips on their clothes spoke to me. It said “go fuck up the world, burn shit, blow it up, eat mud, snort glue, drink a lot of malt liquor and eat some friend chicken, watch some strippers throw down the booty and find god.”

Sans vouloir vous influencer le moins du monde 2, je vous rapporte juste les paroles de la voix off : 

 ”I believe that the earth is a big ball of shit — that’s why the dinosaurs died out. And everyone gonna die sooner or later. That’s why I love cigarettes so much.”

Rationnellement parlant, une chose est super sûre, je ne ressens pas le besoin urgent (ni l’envie d’ailleurs) d’acheter du Proenza Schouler après avoir vu cette chose. Mais ce n’est peut-être même pas le but finalement. Jack et Lazaro souhaitaient “give people a more comprehensive view of the collection”. Voilà, tout est dit.

Je suis rassurée. 
Le nouveau site Zara est bien fait, fonctionnel et clair. Je dirais même qu’il est presque trop clair, trop épuré. Rien n’en ressort. Efficacité, efficacité.
Les faits : 
- Une collection présentée dans son intégralité et intégralement shootée portée
- Un outil de recherche super pratique : caractéristiques, couleurs, tailles, prix, références
- Une livraison chez soi ou dans la boutique la plus proche
- Un accès aux makings of, looks-books et autres catalogues en tout genre
- Une application IPhone/IPad (que je n’ai pas encore trouvée) et une fanpage Facebook
- Une newsletter en approche. Impatience.
NB : Tout n’est pas encore fonctionnel, lancement oblige.
Mais, et excusez-moi de le dire, ce site ne me donne absolument pas envie. Tête des mannequins coupée. Pauses statiques. Looks fades. Les quelques pièces qui me plaisent sont celles que j’ai déjà repérées en boutique. Moi qui avais peur que ce site me prive de tout le plaisir que j’ai à trainer dans les magasins Zara.
Je suis déçue mais rassurée. 

Je suis rassurée. 

Le nouveau site Zara est bien fait, fonctionnel et clair. Je dirais même qu’il est presque trop clair, trop épuré. Rien n’en ressort. Efficacité, efficacité.

Les faits : 

- Une collection présentée dans son intégralité et intégralement shootée portée

- Un outil de recherche super pratique : caractéristiques, couleurs, tailles, prix, références

- Une livraison chez soi ou dans la boutique la plus proche

- Un accès aux makings of, looks-books et autres catalogues en tout genre

- Une application IPhone/IPad (que je n’ai pas encore trouvée) et une fanpage Facebook

- Une newsletter en approche. Impatience.

NB : Tout n’est pas encore fonctionnel, lancement oblige.

Mais, et excusez-moi de le dire, ce site ne me donne absolument pas envie. Tête des mannequins coupée. Pauses statiques. Looks fades. Les quelques pièces qui me plaisent sont celles que j’ai déjà repérées en boutique. Moi qui avais peur que ce site me prive de tout le plaisir que j’ai à trainer dans les magasins Zara.

Je suis déçue mais rassurée. 

La magie de la communication : “H&M is going luxury rather than Lanvin is going public”